Leçons de journalisme
Il faut lire cet article de la Online Journalism Review : De nouvelles méthodes renforcent le journalisme en ligne. La nouveauté, c'est d'abord le nom donné à ces pratiques.
- Le "Journalisme Open source". Consiste à dire par avance à ses lecteurs sur quels sujets on enquête, pour les engager à témoigner, à donner des infos vécues, ou seulement des pistes. C'est une systématisation de la pratique des émissions de TV qui passent des petites annonces dans les journaux...
- Le "journalisme distribué". Invite les lecteurs à rédiger des sujets et à les soumettre à la rédaction. C'est ce que font Readers-Edition et Ohmynews ainsi que, en France, Agoravox.
L'auteur, Robert Niles, suggère que ces deux pistes donnent au journaliste rompu à Internet une puissance d'enquête jamais atteinte.

5 Comments:
Très intéressant mais le lien vers la présentation au format powerpoint ne marche pas. Une erreur je pense. Pourriez-vous la corriger?
Juste pour vous informer que je vous mets dans mes liens! :) Bravo pour le blog.
http://maanolia.canalblog.com
Donc l'idée est bonne mais ne risque t'on pas d'avoir dans l'arrivée des témoignages plutot des personnes qui y trouvent un interet intellectuel ou autre et perdre le travail de terrain, celui qui permet de repérer les non-dits, d'avoir des témoignagnes identifiés par le journaliste mais anonyme pour le lecteur, d'avoir finalement le ressenti...
Yann Riché
http://france2007.blogspot.com
en france il y a aussi http://www.come4news.com
A mes amis journalistes,
le journalisme d'aujourd'hui réclame les mêmes exigences qu'hier, soit un devoir de restitution du réel accompagné d'une déonthologie sans ambages, le goût de l'écriture, un travail de recul personnel parralèle à l'information que l'on traite, le souci de la protection de l'autonomie de ce pouvoir...
A mon sens, l'eclectisme et la polyvalence verront leurs proportions s'accroître au service d'une qualité synthétique devant, en définitive, faire la différence devant l'amateurisme qui se répand - et cela est loin d'être mauvais- dans les nouveaux rythmes du temps.
Je devine l'anxiété de ceux qui redoutent d'avoir à changer leurs habitudes quant à leur adaptation aux dernièrs savoir-faires de l'informatique dans la mesure où ils semblent tenus de faire leurs preuves dans le prochain semestre s'ils désirent "rester dans la course", voire simplement sauvegarder leur gagne-pain. Mais l'intérêssant ici, à mon sens, est qu'il n'y a pas de substitution de fond des méthodes journalitiques, il y aura un enrichissement de celles-ci sous l'effet de leur accumulation (polygraphie, linguistique, auto-édition, alternance nouvelle de l'activité en studios et sur le terrain, conception vidéographiques,... Bref, du grain à moudre pour l'art de la profession). Aux précieux reportages réalisés par quelques personnes à la fois, un même journaliste aura pour compétence d'en élaborer rapidement par lui même, ce qui n'ecxlut pas le travail en équipe ( les licenciements massifs ne seront donc pas une fatalités si nous anticipons une rhétorique néo-capitaliste de courte vue). Là comme ailleurs, ce type de défis opportun s'adresse à toutes les classes d'âge, tous sexes confondus, et toutes nationalités... En somme, un progrès rawlsien atteignable.
Lucas5555
Enregistrer un commentaire
<< Home